Ces dernières semaines pour ne pas dire mois, furent très difficiles pour moi d’un point de vue moral. J’ai longtemps hésité avant de parler de cet événement sur mon blog car c’est avant tout un blog de littérature, mais j’ai une « petite » partie de mon blog sur des articles de « société » et je pense que cela en fait partie.

J’ai eu un accident de la route en allant au travail sur une autoroute blindé de circulation comme à chaque fois que je la prends, en raison des heures de pointe. Ce matin-là (début du mois de juillet), il y a eu un fort ralentissement (récurrent sur cette autoroute à ces heures), ce qui m’a poussé à mettre les warnings (ou feux de détresse). De suite, le réflex est bien sur de regarder derrière pour voir si la voiture vous a vu et si elle relai l’information en activant à son tour les feux de détresse.

Malheureusement pour moi, la personne derrière (qui était très loin derrière – au moins les deux lignes de distance de sécurité sur l’autoroute), ne m’a absolument pas vu, jusqu’à, à peu près 30 mètres avant le véhicule (ce ne sont bien évidemment que des approximations, mais tout ça pour dire qu’il était vraiment très près de ma voiture lorsqu’il s’est rendu compte que c’était trop tard). Impossible d’enlever les yeux du rétroviseur intérieur. J’avais envie de klaxonner, mais ça n’aurait servi à rien vu qu’il était derrière et assez loin, j’avais de hurler « HÉ HO STOP, JE SUIS LA, ARRÊTE LE VÉHICULE, ARRÊTE, BORDEL !! MAIS TU NE ME VOIS PAS !!! HÉ  !!! RALENTIT !! METS TES WARNINGS BORDEL !! PUTAIN, TU FAIS CHIER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » et BOUM ! Il me percute de plein fouet et me projette sur la voiture devant moi. Il m’était impossible de faire quoi que ce soit. Je ne pouvais pas aller sur la voie de gauche, à droite il n’y avait pas de place et devant ça n’avançait pas du tout, nous étions à l’arrêt complet. Je l’ai donc vu venir sur moi et j’étais totalement impuissante.

Je respectais les distances de sécurité, mais il roulait tellement vite que le choc fut assez violent pour me projeter sur la voiture à l’avant.

Lorsqu’il m’a vu (un peu avant le choc), j’ai pu apercevoir qu’il avait donné un violent coup de volant sur la gauche pour changer de file, mais comme je le disais précédemment, en heures de pointe c’était très difficile de pouvoir s’insérer comme ça. La seule possibilité était que mon véhicule le freine.

J’ai ressenti soudain une colère monstre. Un p***** de chauffard !
Je descends du véhicule, le conducteur de la voiture que j’ai percutée, vient me voir pour me demander si j’allais bien (un peu halluciner qu’il soit si courtois malgré le fait que j’ai défoncé son coffre), et va voir la personne derrière moi.

Le responsable était un monsieur de 75 ans.

Eh bien je peux vous dire que j’ai toujours été pour que l’on refasse faire le test du permis de conduire au vieux, mais depuis ce jour, je le suis encore plus !!
Pas une seule fois, il est venu vers moi pour me demander si j’allais bien ! Pas une seule !! (ce qui m’a encore plus énervé).
Je vous rassure cependant, le papi se porte très bien aussi.

Sa voiture ?
En bouillie ! Le choc était tellement violent que c’était inévitable.

Ma voiture ? enfin celle de mon chéri
A côté, elle n’a rien eu. Je suis d’ailleurs halluciné (en bien) de la qualité de la carrosserie. L’arrière est égratigné de partout (pour une voiture noire ça le fait moyen), les feux de la plaque d’immatriculation son HS et pendouilles. Quant à l’avant, le capot est légèrement plié, ce qui fut (au départ) impossible d’ouvrir, et en forçant pour voir si tout allait bien, impossible de le refermer.

Oui, ça aurait pu être pire :

Par chance si on peut appeler ça, comme ça, nous avons eu un accident, juste à côté d’une borne orange. J’ai donc pris l’initiative d’appuyer sur ce fameux bouton.

Mais qui y’a t-il derrière ?

J’ai toujours cru que c’était des personnes travaillant pour des garages-remorquage, et bien en fait, nous sommes tombés sur la police d’autoroute °_0, si si  ça existe.
Ils nous ont donc envoyé une remorque pour la voiture du papi et une patrouille pour signaler l’accident. En attendant la police, nous avons sorti nos beaux gilets jaunes et les avons portés élégamment tout en nous tenant derrière la rambarde de sécurité (il manquerait plus qu’il y ait un autre fou, percutant nos voitures accidentées et nous broyant les jambes coincées entre la voiture et la rambarde).

Première fois pour 2 des accidentés que nous remplissions un constat. Après nous avoir emmené à leur poste de police de l’autoroute, ils nous ont gentiment aidé à remplir le constat. Je tiens d’ailleurs à les remercier pour leur gentillesse et leur professionnalisme. Dans ces circonstances il est difficile de garder son calme, et ils ont réussi à apaiser la situation et à ne pas faire d’erreur sur ce qu’il paraît être une formalité mais qui en réalité se révèle être une étape très importante (je parle du constat). Un grand merci car en plus, je sais que votre métier est souvent très difficile et que peu de personnes vous remercient lorsqu’ils sont satisfait – (tout le monde sait, que les gens adorent se plaindre mais ne font jamais de geste lorsqu’ils sont contents).

Après que tout le monde ait signé les constats (2 dans notre cas, car 3 véhicules impliqués), le papi s’est permis de faire 2 ou 3 blagues qui me paraissaient complètement déplacées. Il m’a en effet, demandé pourquoi j’avais ralenti aussi soudainement °_0 (heureusement que le conducteur de la voiture avant a pu attester de ma vigilance), la mauvaise foi ! je l’aurai tué. Et juste avant de partir il s’est permis de nous lancer « Et que ça ne se reproduise plus ! ». Heuuu si c’est une blague, elle est douteuse !

Bref, tout ça pour dire, que depuis j’ai une trouille bleue lorsqu’il y a un fort ralentissement, lorsque l’on roule BEAUCOUP TROP vite ou que l’on nous colle au cul ! Et que j’ai envie de dire à tous les conducteurs chauffards, que nous coller au cul pour que l’on avance plus vite, ne fait que nous stresser et qu’en plus de nous pousser à faire des fautes, vous mettez notre vie en danger !!!!!!!!!!!

Mais si ce n’était que ça qu’il m’était arrivé cette semaine, je me dirais : Oh ça ? Ce n’est rien, que des petits dégâts matériels. Relativisons ! Mouai …

Dans un prochain article, je vous raconterai la suite de l’histoire.